Le travail sur écran







Le travail sur écran, réalisé dans de mauvaises conditions d'ergonomie, peut occasionner divers troubles visuels bénins mais gênants, qu'il est possible de réduire sensiblement en respectant quelques règles simples.

L'endroit où vous installez votre écran dans la pièce est primordial, dans la mesure où l'ennemi numéro 1 du travail sur écran est : le contre-jour. Il est essentiel d'éradiquer toute source lumineuse en arrière de l'écran, qu'elle soit naturelle (fenêtre, porte), ou artificielle (électrique). De même, une source lumineuse située derrière vous peut provoquer des reflets dans l'écran, très désagréables. Les sources lumineuses doivent donc être latérales : soit à gauche, soit à droite ; et comme vous ne pouvez pas bouger les fenêtres, il ne vous reste plus qu'à prendre le temps de bien réfléchir à la manière dont vous pouvez modifier l'installation de votre pièce, en déplaçant votre écran sur votre bureau, ou même souvent en modifiant la situation du bureau dans votre local.

Chacun sait qu'il existe deux sortes d'écrans informatiques :
• L'écran cathodique (aussi appelé "CRT", ou bien "à tube")
peut encore rendre service confortablement, sous réserve qu'il soit bien géré par l'informatique : son "taux de rafraîchissement" (vertical) doit être élevé ("au moins 75 Hertz" dit la notice de mon dernier 17 pouces). Rien de plus désagréable qu'un moniteur dont l'image flotte, scintille, vibre (on s'en rend mieux compte en déplaçant le regard à côté de l'écran).


• L'écran plat ("LCD")
devenu la norme dans les pays riches en raison de son faible encombrement, a comme mérite de ne pas pouvoir scintiller, même avec une fréquence de rafraîchissement vertical basse. Sa qualité d'affichage est améliorée avec une connection "DVI". Certains graphistes et joueurs lui préfèrent encore le tube cathodique ...
Quel que soit le type d'écran utilisé :
il faut régler le contraste et la luminosité à des valeurs moyennes ; le texte doit être bien défini et agréable à voir. Les "filtres" sont sans intérêt ; ce ne sont que de fausses solutions à de vrais problèmes. De même, les lunettes spécifiques dites "de confort" n'existent pas.
L'éclairage de la pièce doit être de l'ordre de la moitié de ce qu'il faut pour lire, c'est-à-dire une relative pénombre. Le bord supérieur de l'écran ne doit pas dépasser le niveau des yeux, car chez l'humain le regard vers le haut est anti-naturel et fatigant.
Chez les presbytes équipés de verres progressifs dont la zone focale intermédiaire correspond au regard légèrement vers le bas, cette dernière règle est encore plus cruciale ; il leur sera aussi souvent profitable :
  - de choisir une diagonale d'écran suffisante (19 pouces minimum)
  - d'augmenter la taille de la police (explorer les paramètres des logiciels)
  - de reculer l'écran (au moins 50 cm)
  - de l'abaisser franchement.

En principe, on ne devrait pas fixer un écran plus d'une heure d'affilée, d'autant plus que l'ordinateur, comme la télévision (et la voiture) est un facteur important de sédentarité, donc d'artériolosclérose. Disciplinez-vous à faire une petite pause chaque heure : allez boire un verre, donnez un coup de téléphone, ouvrez votre courrier. Quand vous fixez votre écran, n'oubliez pas de cligner ; en effet, l'attention visuelle inhibe le réflexe du clignement (normalement de 16 par minute), et provoque un dessèchement de la surface oculaire, puis des picotements. Préférez toujours les raccourcis-clavier à l'usage de la souris, qui oblige à fixer l'écran ; cela nécessite de les apprendre, mais ensuite, vous gagnerez du temps ! Le clavier lui-même ne doit pas être relevé, mais laissé plat.

La consultation chez l'ophtalmologue permet entre autres de dépister des défauts optiques, corrigés par des lunettes ; ou des désordres oculomoteurs, comme l'insuffisance de convergence, que l'on traite par de la rééducation orthoptique.



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